Orbec, une terre d'inspiration

 

Des hommes et des femmes qui ont marqué Orbec et le Pays de l'Orbiquet...

Claude DEBUSSY, une histoire d'amour à Orbec.

Claude_Debussy_OrbecClaude Debussy, 1862-1918

Durant l'année 1894, Claude Debussy aurait séjourné à Orbec dans un manoir dit "le vieux logis" baptisé l'Hôtel de Croisy. Inspiré par ce magnifique environnement, il y composa "jardins sous la pluie".

Claude Debussy de passage à Orbec...

Le touriste qui longe la grande rue d'Orbec en se dirigeant vers l'église Notre-Dame, aperçoit sur la droite, au numéro 5, un viel hôtel du XVIIe siècle, sur lequel il peut lire l'inscription suivante "Hôtel de Croisy" - Dans le jardin de cet hôtel, Claude Debussy composa "Jardins sous la pluie" - (MDCCCXCV).

C'est là en effet qu'en 1895, Claude Debussy, accompagnant son amie Gabrielle Dupont, reçut l'inspiration d'une de ses pièces les plus connues sous le nom de "Jardins sous la pluie".

Il avait aperçu la perspective du beau jardin de l'hôtel de Croisy, par le porche grand ouvert. Il pleuvotait. Il demanda la permission d'entrer dans le jardin qui lui plut infiniment.

Les cloches sonnaient à l'église, le jardinier taillait le grand if en forme d'arcade. L'odeur des branches coupées, le son des cloches, l'ordonnance des belles pelouses à la française, inspirèrent l'artiste qui nota hâtivement de nombreux thèmes musicaux qui, repris un peu plus tard, donnèrent cette pièce admirable "Jardins sous la pluie", dans laquelle on retrouve les thèmes "Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés (allusion à l'if taillé) et "Dodo l'enfant do, l'enfant dormira bientôt", qui n'est que la transposition d'une sonnerie de cloches (les cloches de l'église).

C'est ainsi qu'un des morceaux les plus célèbres du grand musicien français est indissolublement lié au beau jardin de l'hôtel de Croisy.

La Normandie, "Gaby aux yeux verts"...

Ses liens avec la Normandie se rattachent à la période 1890-1898, pendant laquelle il vécut avec Gabrielle Dupont, appelée par ses amis "Gaby aux yeux verts", qui partagea pendant plus de huit ans sa vie ; une vie très impécunieuse mais dont il devait avouer plus tard que c'était "tout de même du bon temps". Cette belle normande, de 4 ans sa cadette a joué dans son existence un rôle de stabilité affective qui a permis l'éclosion d'oeuvres majeures.

Elle était de Lisieux, où son père travaillait dans une usine textile et sa mère était couturière. Sa soeur Blanche s'était établie à Orbec...d'où des séjours de la jeune femme et de son ami dans le Pays d'Auge.

Raymond BIGOT

Raymond Bigot (1872-1953). Peintre, sculpteur sur bois, aquarelliste et décorateur.

Grand prix à l'Exposition des Arts Décoratifs de 1925. Le Musée E. Boudin de Honfleur possède de ses oeuvres ainsi que les Musées du Havre et Galliera à Paris. Raymond Bigot figure dans les collections Signac, Herrera et L. Simon. EB/G.

De ses oeuvres, on retient...

«Le faisan»

Crayon de couleur signé en bas à gauche

Haut. 46 cm – Larg. 60 cm .

Le 11 avril 1868, naît officiellement le musée municipal de Honfleur, fondé par Louis-Alexandre Dubourg, aidé dans cette tâche par son ami Eugène Boudin, tous deux nés à Honfleur. Installé dans l'Hôtel de ville jusqu'en 1924, il est transféré, à cette date, dans la chapelle du couvent des Augustines où il se trouve maintenant. A ce noyau initial se sont ajoutés en 1974 un bâtiment moderne de trois étages et, en 1988, un bâtiment ancien réaménagé permettant la présentation sur deux niveaux des œuvres du 19e siècle et de la donation Hambourg-Rachet.

La salle consacrée à Driès, Gernez, Herbo, Saint-Delis et Bigot, cinq artistes contemporains ayant vécu et réalisé la plupart de leur oeuvre à Honfleur.

Paul BIGOT

Paul Bigot (Orbec, 20 octobre 1870 – Paris, 8 juin 1942) est un architecte français.

Il a étudié l'architecture à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il a obtenu le Grand Prix de Rome en 1900. Il a été élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1930.

Il a réalisé plusieurs maquettes en plâtre dont celle du plan de Rome au IVe siècle déposée, en 1942, à l'université de Caen.

Victor LOTTIN de LAVAL, inventeur de la lottinoplastie.

lottinoplastie_Orbec

Pierre Victorien LOTTIN DE LAVAL, est né à Orbec le 19 décembre 1810, rue Guillonnière où son père tenait un magasin de chapelier. Il perdit sa mère, jeune, alors qu'il n'avit que 7 ans.

A l'âge de 13 ans, il monte à Paris vivre chez l'un de ces oncles et gagner sa vie. Pris sous la protection du ministre Guizot, il entre comme secrétaire chez le comte d'Avesnes. Son passage à Paris lui permet ainsi de s'instruire et d'enrichir sa culture à travers les bibliothèques privées qu'il fréquente. A 20 ans, il s'essaie à la littérature et fréquente Hugo, Dumas, Lamartine.

De 1830 à 1842, il écrit des romans historiques et se sent attiré par les civilisations de l'Orient. Il obtient une mission officielle au Moyen-Orient où il reste 4 ans, découvre NINIVE et ramène, grâce à un procédé de moulage, des momuments entiers sous forme d'empreintes. L'état acquiert son invention : c'est la lottinoplastie, le début du flan d'imprimerie.

Dans sa retraite, il réveille ses souvenirs, peint de grands tableaux orientalistes, et devient même muséologue en aménageant le Musée de Bernay.

Il meurt à 93 ans après avoir fait oeuvre de romancier, d'explorateur, d'archéologue, de collectionneur, de peintre et d'inventeur.

Vous pouvez retrouver ses oeuvres au musée municipal d'Orbec ou au musée de Bernay.

Marie DU MERLE, un poète à La Vespière

Marie, Pauline, Joséphine du MERLE née le 16 novembre 1880 à La Vespière (Calvados).

Fille de Charles, Pierre, Bonaventure COMTE du MERLE

Et de Clémentine, Adèle, Victorine de LARMINAT.

Décédée le 6 janvier 1974 à 4h30, à l'âge de 93 ans.

Obsèques célébrées à l'église Notre-Dame d'Orbec, sa paroisse, et inhumation à la Chapelle Notre-Dame de La Vespière.

Ses œuvres :

« Orbec sous terre »

« Saint François d'Assise et les oiseaux » (recueil de poèmes)

« Notre-Dame d'Orbec ou la Vierge aux deux robes » suivi de « L'Unité de la Vierge »

« La Maison qui riait »

« Chanson du Pays d'Auge »

Issue d'une des plus vieilles familles de Normandie – qui peut s'ennorgueillir d'avoir donné un évêque de Lisieux sous Saint-Louis – Marie du MERLE avait un don pour écrire.

Marie du MERLE vécut ses tendres années à La Vespière, commune qu'elle chérissait, elle qui était sensible aux « choses de la nature ». Elle affectionnait particulièrement les jardins de la Petite Vespière qui furent pour l'écrivain qu'elle était une source d'inspiration inépuisable.

En cet fin XIXe, début XXe, Marie du MERLE était une femme extrêmement cultivée, qui s'intéressait à tout : littérature, art, etc. Dans la vie de cette femme, Dieu avait une place importante. Son éducation au presbytère de La Vespière, Madame du MERLE, religieuse visitandine, et les luttes anticléricales qui mettaient au premier plan les problèmes théologiques et religieux prédisposaient la jeune femme « aux choses de Dieu » et furent un des thèmes les plus souvent abordés dans ses oeuvres.